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02.02.2023 7 min. de lecture

Histoire inspirante : vivre sans effort

Il était une fois un petit garçon dont le père était un monarque redouté. Très occupé par ses fonctions, le roi avait confié l’éducation de son fils à un précepteur. Or, il se trouvait que le précepteur était très sévère et punissait souvent le jeune prince.

À la nuit tombée, l’instruction prenait fin et l’enfant rejoignait sa chambre, avec souvent l’air triste et désespéré. Ce fut encore le cas le jour où commence notre histoire. L’enfant-prince s’écroula sur son lit, des sanglots dans les yeux, et se parlant à lui-même dit : « Qu’elle est cruelle la vie d’un enfant ! Non seulement on doit apprendre toutes ces choses barbantes et en plus on se fait maltraiter par des maîtres. Mais pourquoi, bon sang ! le temps passe-t-il si lentement ? Comme je serais heureux si je pouvais devenir grand d’un seul coup de baguette magique. »

Au réveil, il eut la surprise de découvrir à ses côtés une bobine de soie rutilante. Il la contempla de longues minutes, ne sachant quoi penser ; et au moment où il se décida à la prendre dans sa main, une voix caverneuse s’échappa de la bobine et s’adressa à lui en ces mots :

« Prends garde à toi, mon garçon, et écoute bien mes paroles : En apparence je suis une bobine, mais en apparence seulement, car je suis bien plus que ça ; mon fil de soie représente tous les jours de ta vie, minute après minute mon fil se déroule et se dévide. La bobine a donc une fin, comme ta vie qui elle aussi un jour prendra fin. Hier soir, tu souhaitais pouvoir hâter le cours de ta vie : je t’en donne le pouvoir. Déroule mon fil de soie, et le temps s’accélérera, tes jours s’enfuiront. Mais n’oublie pas, mon prince, que mon fil est en perpétuel mouvement, tu ne pourras donc pas arrêter le temps et encore moins revenir en arrière. »

Médusé par ce qu’il venait d’entendre, le prince contempla la bobine, fasciné et songeur. La tentation était grande de la toucher afin d’en vérifier l’augure. Quelque peu inquiet, et comme pour atténuer l’effet de sa pulsion, il déclara sur un ton solennel : « Je ne vais tirer que quelques centimètres de fil, de manière que s’écoule une journée seulement. »

Et le fil fut tiré… Et comme la bobine l’avait annoncé, sa journée défila devant lui en un éclair et il se retrouva le soir d’après, à la même heure sur son lit.

Mais le garçon n’était toujours pas satisfait de son sort ; en son for intérieur il pensait :

« Me voilà bien avancé ; peu m’importe d’avoir passé une journée. Je suis toujours un enfant après tout, contraint d’obéir à son maître. » Et reprenant la bobine entre ses mains, il s’écria :

« Je veux être grand, un homme adulte qui n’a plus de comptes à rendre à personne ! »

À peine avait-il commencé de dérouler le fil, qu’il se métamorphosa et devint un homme presque instantanément. Une barbe entourait son visage et il était confortablement installé sur un trône : à présent, il était le monarque. Ministres et courtisans s’affairaient autour de lui et l’entretenaient des affaires de l’État. Le prince devenu roi éprouva tout d’abord une grande joie, mais quand il demanda des nouvelles de ses parents aux intendants, on lui apprit qu’ils étaient morts.

Le roi se mit alors à pleurer à chaudes larmes, car il comprit que plus jamais il ne les reverrait. Pour le consoler, les courtisans l’encouragèrent à se marier, ce qu’il accepta. Un ambassadeur fut missionné pour aller demander au monarque du royaume voisin la main de sa fille, réputée très belle.

Mais l’ambassadeur tardait à revenir et le roi commençait à perdre patience. N’y tenant plus, il courut chercher la bobine magique et lui ordonna : « Dévide-toi, fil de mes jours, fil de ma vie. » Et aussitôt, la reine tant attendue fut à ses côtés.

Mais cela n’était toujours pas assez, le roi voulait des enfants et à nouveau il eut recours à la bobine qui s’exécuta et exauça son vœu.

Cette fois-ci, les braillements du nourrisson l’exaspérèrent et le visage empourpré de colère, le monarque s’écria : « À quoi bon, un enfant qui pleure et mange toute la journée comme un petit animal ! Je veux pouvoir parler avec mon fils et lui apprendre l’art de la guerre ! »

Il s’empressa de dévider un peu plus la précieuse bobine et continua ainsi au rythme de ses désirs insatisfaits d’abuser de son pouvoir en déroulant le fil… jusqu’au jour où il atteignit un âge très avancé. Infirme et grabataire, le roi s’efforçait de ralentir le temps en convoquant ses souvenirs, en se remémorant les étapes successives de son existence. Il dut se rendre à l’évidence : le temps continuait de manger sa vie, sans trêve ni répit.

Alors, d’un geste empreint de désespoir, il saisit la bobine et, comme on susurre un secret à quelqu’un, lui dit à voix basse : « Maintenant que ma vie arrive à son terme, je m’incline devant toi ô bobine et te supplie de m’accorder un sursis et de suspendre le temps. »

La bobine avait troqué sa voix caverneuse pour un timbre de voix chaud et mélodieux et elle lui répondit : « Ta supplique ne saurait m’émouvoir, misérable prince, elle est irrecevable. Tu as brûlé ta vie ; ta paresse et ton impatience ont eu raison de toi. N’as-tu jamais fait le moindre effort pour obtenir quoi que ce soit ? Ne t’es-tu jamais préoccupé d’accomplir de bonnes actions ? C’est ton châtiment que de te voir tel que tu es dans ce miroir que je te tends. »

Le prince devenu roi périt le lendemain matin. Quant à son fils, il abdiqua son trône et consacra sa vie à la philosophie qu’il enseigna sa vie durant à l’université.

La leçon que l’on retiendra de ce conte est que rien de durable ne se construit dans la vie sans effort. Le confort personnel et son corollaire l’égoïsme sont des pièges qui nous font dévier de notre route et nous précipitent dans une impasse. Pour qui veut se réaliser et s’épanouir dans la vie, mieux vaut privilégier la patience, l’abnégation et le souci de l’autre.

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