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ÉTAT DES LIEUX DU MÉTIER D’ÉLECTRICIEN, FORMATIONS ET PERSPECTIVES

Votre métier actuel ne vous plaît plus, vous envisagez une reconversion vers une profession plus en adéquation avec vos valeurs. Délaissés lors du choix de votre orientation scolaire, car peu valorisés, vous avez envie de vous tourner aujourd’hui vers des métiers plus manuels. Le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) reste l’un des premiers employeurs de France, et les recrutements devraient s’intensifier dans l’avenir sur l’ensemble du territoire français. Électricien fait partie des métiers du secteur qui recrutent le plus (environ 8 700 emplois créés chaque année). Mais une reconversion professionnelle va changer votre vie. Mieux vaut donc choisir votre orientation en ayant toutes les cartes en main. Découvrez dans cet article l’état des lieux du métier d’électricien, les formations pour y accéder et pourquoi la meilleure chose à faire est de réaliser un bilan de compétences avant de vous lancer dans une reconversion.

Que peut-on dire du métier d’électricien aujourd’hui ?

L’électricien effectue tous les travaux d’installations électriques, de distribution et de raccordement d’appareils électriques dans les logements, les bureaux et les bâtiments industriels, leur mise aux normes ou du dépannage. Ce professionnel peut être amené à participer à l’installation d’équipements électriques plus complexes, comme une climatisation, un système de vidéosurveillance ou un ascenseur. L’électricien doit parfois intervenir en urgence pour effectuer des réparations sur un équipement défectueux.

En fonction du système électrique, ces missions s’exercent à l’intérieur ou à l’extérieur, le plus souvent sur un chantier de construction, au sein d’une entreprise ou chez un particulier. Un électricien peut travailler à son compte, être salarié d’une société du bâtiment ou artisanale, ou exercer au sein du service de maintenance d’une grande entreprise. Un électricien peut aussi être fonctionnaire (fonction publique territoriale, fonction publique hospitalière ou fonction publique d’État).

Du point de vue de l’employabilité, le métier d’électricien est très porteur. Le BTP et la téléphonie sont les deux domaines les plus actifs pour cette profession. Le métier peut néanmoins s’exercer dans de nombreux autres domaines : industrie, aéronautique, automobile, etc.

Le métier d’électricien évolue avec l’essor de la domotique, qui désigne l’intégration d’appareils connectés dans un logement dans le but de simplifier le quotidien. Des connaissances spécifiques dans ce domaine seront de plus en plus recherchées. La domotique implique de nombreux travaux d’équipement électrique dans toutes les catégories de bâtiments.

Comment devenir électricien en formation initiale ou en formation continue ? Quelles sont les perspectives d’évolution ?

Pour devenir électricien, des formations initiales de différents niveaux de qualification sont possibles : niveau CAP (CAP électricien…), niveau bac (Bac pro métiers de l’électricité et de ses environnements connectés, BP électricien…), niveau bac+1 (mention complémentaire technicien en énergies renouvelables option énergie électrique ou option énergie thermique…), niveau bac+2 (responsable de chantier en installations électriques, BTS fluides énergies domotique, BTS électrotechnique).

Vous pouvez aussi effectuer une reconversion professionnelle vers le métier d’électricien via la formation continue. Le titre professionnel (TP) électricien d’équipement du bâtiment constitue la formation la plus adaptée. D’autres diplômes peuvent être obtenus par cette voie : CAP électricien, Bac pro électricité et Bac professionnel métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MELEC).

Un électricien salarié doit également avoir obtenu une habilitation aux risques d’origine électrique. Pour cela, une formation théorique et pratique en entreprise ou au sein d’un organisme agréé externe est nécessaire.

Après quelques années d’expérience, un électricien en bâtiment peut devenir chef d’équipe, chef de chantier, intégrer un bureau d’étude ou exercer à son compte.

La bonne idée : un bilan de compétences avant de vous reconvertir vers le métier d’électricien !

Le bilan de compétences est un moment privilégié pour faire le point sur vos besoins, vos envies, vos forces et vos axes de développement. Cette démarche représente un véritable tremplin pour entreprendre un changement positif dans votre vie. La finalité est la construction d’un projet professionnel qui a du sens pour vous, c’est-à-dire qui répond à vos besoins essentiels et correspond à votre personnalité profonde. Votre projet doit également vous permettre de mettre à profit vos qualités naturelles. Ces deux conditions vous garantiront d’être heureux et performant dans votre nouvelle activité. Si vous avez comme idée de devenir électricien, le bilan de compétences pourra vous conforter dans cette idée, en précisant l’environnement qui vous conviendrait le mieux, ou vous permettre de trouver une voie professionnelle plus appropriée.

L’être humain donne du sens à sa vie en se sentant utile. Il est alors plus épanoui et plus heureux. Il existe de nombreuses façons d’être utile aux autres : diriger, représenter, assister, vendre, défendre… La place que vous souhaitez occuper dans la société détermine de quelle manière vous voulez être utile aux autres. Le test des 32 figures du destin, conçu par Orient’Action®, vous permet d’identifier cette place. Le bâtisseur (ou la bâtisseuse), l’une de ces figures, concrétise les plans de l’architecte. Le bâtisseur trouve son utilité au travers de deux grands rôles : bâtir et transformer le monde en fonction des plans de l’architecte. Un des nombreux métiers correspondant à cette figure est électricien. Le test permettra-t-il de mettre en évidence cet intérêt chez vous ?

Le bilan de compétences explore également vos valeurs. Celles qui ont le plus d’importance pour vous sont mises en évidence. L’autonomie, la stimulation, la conformité et la sécurité en sont quelques exemples. Avec le métier d’électricien, l’autonomie pourra davantage s’exprimer en exerçant à son compte. La valeur de stimulation, associée à l’envie de relever des défis, correspond au métier d’électricien. Les tâches sont en effet très variées ainsi que les lieux d’exercice. Les individus ayant comme valeur la conformité recherchent la modération dans leurs actions et leurs pensées. Sur le plan professionnel, il faudra plutôt s’orienter vers des métiers conventionnels, dans un environnement structuré, stable et constant. Le métier d’électricien, lié au respect des normes électriques en vigueur, peut être adapté. Le secteur d’activité étant stable, le métier d’électricien peut également correspondre à la recherche de sécurité. Il pourra être néanmoins judicieux dans ce cas de privilégier la fonction publique, afin de bénéficier du statut de fonctionnaire, donc d’un contrat de travail très protecteur.

Une des parties de l’analyse de vos besoins durant votre bilan de compétences consiste à définir vos équilibres de vie. Cinq grands domaines sont identifiés : professionnel, familial, couple, social et intime (passions personnelles). La question est d’évaluer la part de votre temps consacrée à chacun de ces domaines, et l’équilibre souhaité, la répartition qui vous permettrait d’être serein. Les horaires d’un électricien salarié peuvent être un peu décalés pour répondre aux besoins des clients, surtout dans le cas des dépannages d’urgence. Certains postes d’électricien nécessitent des astreintes le week-end et les jours fériés. Il faudra s’assurer que la voie professionnelle retenue à la fin de votre bilan de compétences soit compatible avec la vie que vous souhaitez.

Si l’analyse de votre personnalité révèle une dimension extravertie, vous serez sûrement plus épanoui en intervenant sur un chantier nécessitant l’interaction entre plusieurs corps de métier, plutôt que seul chez des particuliers.

Le bilan de compétences permet aussi d’analyser le type de personne avec qui vous aimeriez travailler, votre comportement au sein d’un groupe, le type d’entreprise capable de répondre à vos besoins…

Le bilan de compétences comporte des tests complémentaires sur votre comportement et vos motivations dans un environnement professionnel. Parmi les différents résultats de ces tests, un tableau de synthèse (classé par secteur professionnel) indique les métiers les plus pertinents pour vous, et leur pourcentage d’adéquation avec votre profil professionnel. Il est conseillé de ne considérer que les métiers ayant obtenu une adéquation d’au moins 60 % pour envisager une reconversion professionnelle. À quelle position apparaîtra le métier d’électricien dans ce tableau ?

Vos qualités personnelles sont également étudiées au cours du bilan de compétences. Le métier d’électricien s’adresse en particulier à des personnes rigoureuses, capables d’adaptation et de concentration. Pour devenir électricien indépendant, sens relationnel et sens commercial seront également nécessaires. Une bonne condition physique peut être aussi requise pour certaines interventions éprouvantes.

 Comment financer votre bilan de compétences ?

Plusieurs moyens de financement sont possibles pour un bilan de compétences. Alors ne passez pas à côté de cette occasion unique d’être accompagné par un professionnel dans votre reconversion.

Le premier moyen de financer votre bilan de compétences est de mobiliser votre CPF (compte personnel de formation). Le CPF permet de financer les formations nécessaires pour acquérir de nouvelles compétences afin d’évoluer dans son métier ou mettre en œuvre une reconversion professionnelle. À ce titre le bilan de compétences est pris en charge. Toute personne (salariée ou non salariée) dispose, dès son entrée sur le marché du travail, d’un CPF. Chaque année, au mois d’avril, le CPF est alimenté automatiquement, proportionnellement au temps de travail réalisé dans l’année. Le CPF vous offre une autonomie dans la gestion de vos formations.

Votre compte sur la plateforme moncompteformation.gouv.fr vous indique le montant (en euros) dont vous disposez tout au long de votre vie active (jusqu’à votre départ à la retraite). Une fois connecté, vous sélectionnez la formation que vous voulez, et vous validez votre demande de mobilisation de votre CPF. Le processus est très rapide. Vous pouvez réaliser un entretien préliminaire avec un consultant de l’organisme que vous avez choisi deux à trois jours après ! Votre employeur n’est pas tenu d’en être informé. Si vous souhaitez effectuer une partie du bilan de compétences pendant votre temps de travail, vous devrez toutefois obtenir son accord.

Si le tarif de votre bilan de compétences est supérieur au montant acquis sur votre CPF, il est possible de compléter le financement par vos fonds propres.

Votre employeur peut également gérer lui-même le financement de votre bilan de compétences si le plan de développement des compétences de l’entreprise le prévoit (sans mobilisation de votre CPF). Même dans ce cas, les conclusions du bilan ne lui seront jamais communiquées. Le financement est assuré par l’OPCO (opérateur de compétences) dont relève l’entreprise pour laquelle vous travaillez.

Si vous êtes demandeur d’emploi, vous n’alimentez plus votre CPF. Mais vous pouvez utiliser vos droits acquis durant votre activité passée pour une prise en charge de votre bilan de compétences. Dans ce cas, le financement est assuré par Pôle emploi dans la limite de vos droits acquis. Si vous ne disposez pas du crédit suffisant sur votre CPF, un financement complémentaire est possible avec une aide individuelle à la formation (AIF).

Si vous êtes travailleur non salarié, vous versez une contribution spécifique destinée au financement de la formation continue, dont fait partie un bilan de compétences. Vous devez vous adresser au fonds d’assurance formation (FAF) qui gère votre contribution et fixe les conditions de prise en charge.

Le bilan de compétences peut également être financé par d’autres dispositifs, notamment par l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) pour les personnes en situation de handicap, la CPAM dans le cadre d’un arrêt de travail (burn-out…), la CARSAT (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) en cas d’accident du travail, ou des dispositifs spécifiques régionaux ou départementaux.

 La méthode d’accompagnement unique d’Orient’Action® vous apporte une meilleure connaissance de vous-même et vous permet de construire votre avenir d’une façon sereine.

Groupe leader dans l’accompagnement professionnel, le groupe Orient’Action® dispose de plus de 130 cabinets en France métropolitaine et DOM-TOM. Contactez-nous pour bénéficier d’un bilan de compétences sur-mesure !


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