En bref : oui, la rupture conventionnelle ouvre droit au chômage (ARE), comme un licenciement. Le montant dépend de votre salaire ; le versement démarre après un délai d’attente de 7 jours et d’éventuels différés. Estimez votre allocation en 1 minute.
La rupture conventionnelle est la voie privilégiée pour quitter un CDI d’un commun accord. Sa grande force : contrairement à la démission, elle préserve vos droits au chômage. Voici l’essentiel sur le montant, les délais et les démarches.
Démission, rupture, licenciement : vérifiez vos droits selon votre cas.
Pourquoi la rupture conventionnelle ouvre droit au chômage
La rupture conventionnelle est une rupture du contrat d’un commun accord, homologuée par la DREETS. Aux yeux de l’assurance chômage, elle est assimilée à une perte involontaire d’emploi. Vous ouvrez donc droit à l’ARE, à condition d’avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois — 36 mois si vous avez 55 ans ou plus.
Le montant de l’ARE après une rupture conventionnelle
Le montant repose sur le salaire journalier de référence (SJR), calculé à partir de vos salaires des 12 derniers mois. L’allocation journalière correspond au plus élevé des deux calculs suivants :
| Calcul | Formule |
| Partie proportionnelle + fixe | 40,4 % du SJR + 13,18 € |
| Plancher proportionnel | 57 % du SJR |
L’allocation ne peut pas être inférieure à environ 32 € par jour, ni dépasser 75 % du SJR. Pour les salaires élevés, une dégressivité de 30 % peut s’appliquer après 6 mois. Plutôt que de calculer à la main :
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Délai de carence et différés : quand commencent les versements ?
Le premier versement n’intervient pas immédiatement. Trois éléments s’additionnent :
- un délai d’attente incompressible de 7 jours ;
- un différé congés payés, fonction de votre solde de congés indemnisé ;
- un différé spécifique si votre indemnité de rupture dépasse le minimum légal.
Concrètement, plus votre indemnité négociée est élevée, plus le démarrage de l’ARE peut être repoussé — mais le montant total de vos droits, lui, n’est pas réduit.
Combien de temps serez-vous indemnisé ?
La durée d’indemnisation est égale à votre durée d’affiliation, avec un minimum de 6 mois et un maximum d’environ 18 mois pour les moins de 55 ans (davantage pour les seniors). Votre âge à la fin du contrat joue donc un rôle clé.
Profitez de cette transition pour rebondir. Une rupture conventionnelle est souvent le bon moment pour repenser sa trajectoire. Un bilan de compétences vous aide à définir votre prochaine étape, et vous pouvez consulter dès maintenant les offres d’emploi ORIENTACTION pour candidater.
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Questions fréquentes
La rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit au chômage ?
Oui. La rupture conventionnelle homologuée par la DREETS est assimilée à une perte involontaire d’emploi : elle ouvre droit à l’allocation chômage (ARE) au même titre qu’un licenciement, sous réserve de remplir la condition d’affiliation.
Quel délai avant de toucher le chômage après une rupture conventionnelle ?
Le versement commence après un délai d’attente incompressible de 7 jours, auquel s’ajoutent un différé congés payés et, le cas échéant, un différé spécifique lié à l’indemnité de rupture supérieure au minimum légal. Le premier versement peut donc intervenir plusieurs semaines après l’inscription.
Quel est le montant du chômage après une rupture conventionnelle ?
Le montant dépend de votre salaire journalier de référence. L’allocation journalière correspond au plus élevé de ces deux calculs : 40,4 % du SJR plus 13,18 €, ou 57 % du SJR, avec un plancher d’environ 32 € par jour. Notre simulateur vous donne une estimation immédiate.
L’indemnité de rupture conventionnelle réduit-elle le chômage ?
Elle ne réduit pas le montant de l’ARE, mais la part d’indemnité supérieure au minimum légal peut allonger le différé d’indemnisation, c’est-à-dire retarder le début des versements.
Faut-il un motif pour une rupture conventionnelle ?
Non. La rupture conventionnelle repose sur un accord libre entre le salarié et l’employeur, sans avoir à justifier de motif. Elle doit être homologuée par l’administration pour être valable.
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Informations à jour au 15 juin 2026, données à titre indicatif et sous réserve d’évolution de la réglementation. Le calcul officiel de vos droits relève de France Travail (francetravail.fr).
Par le Dr Emeric Lebreton, docteur en psychologie, écrivain et PDG du groupe ORIENTACTION
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