Depuis 2023, l’abandon de poste vaut présomption de démission : il n’ouvre plus droit au chômage. L’employeur doit d’abord mettre en demeure le salarié de revenir (délai d’au moins 15 jours). Pour partir sans perdre ses droits, privilégiez la rupture conventionnelle. Vérifiez votre situation en 1 minute.
Longtemps utilisé comme une porte de sortie indemnisée, l’abandon de poste a changé de nature. Depuis la réforme, il est assimilé à une démission. Voici précisément ce que cela implique, et les bonnes alternatives.
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Pourquoi l’abandon de poste n’ouvre plus droit au chômage
Avant la réforme, un salarié qui abandonnait son poste était généralement licencié, et un licenciement ouvre droit à l’ARE. Depuis 2023, la loi instaure une présomption de démission : l’abandon de poste est désormais traité comme une démission, qui n’ouvre pas droit à l’allocation chômage.
La procédure de présomption de démission
- L’employeur constate l’absence injustifiée et adresse une mise en demeure (lettre recommandée) de reprendre le poste ;
- le salarié dispose d’un délai d’au moins 15 jours pour revenir ou justifier son absence ;
- sans reprise ni justification, le salarié est présumé démissionnaire à l’issue du délai.
La conséquence est lourde : ni indemnité de chômage, ni indemnités liées à un licenciement.
Les exceptions : le motif légitime
La présomption peut être écartée si l’absence repose sur un motif légitime : raison médicale, exercice du droit de retrait face à un danger grave, droit de grève, ou refus d’une modification du contrat imposée par l’employeur. Le salarié peut aussi contester la présomption devant le conseil de prud’hommes.
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Les alternatives pour partir en gardant ses droits
- la rupture conventionnelle : la voie la plus sûre, qui préserve l’ARE ;
- le licenciement : si l’initiative vient de l’employeur, il ouvre droit au chômage ;
- la démission légitime ou la démission-reconversion, dans les cas prévus.
Pour savoir ce à quoi vous pourriez prétendre selon le mode de départ, testez votre situation :
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Questions fréquentes
L’abandon de poste ouvre-t-il droit au chômage ?
Non. Depuis avril 2023, l’abandon de poste est présumé être une démission : il n’ouvre donc pas droit à l’allocation chômage. Pour quitter son emploi en conservant ses droits, mieux vaut une rupture conventionnelle ou un licenciement.
Comment fonctionne la présomption de démission ?
L’employeur met en demeure le salarié, par lettre recommandée, de reprendre son poste dans un délai d’au moins 15 jours. Sans reprise ni justification de l’absence à l’issue de ce délai, le salarié est présumé démissionnaire.
Existe-t-il des exceptions ?
Oui. Le salarié peut faire valoir un motif légitime : raison médicale, exercice du droit de retrait face à un danger, droit de grève, refus d’une modification du contrat imposée par l’employeur, etc. Ces motifs peuvent écarter la présomption de démission.
Que faire si j’ai abandonné mon poste ?
Vous pouvez répondre à la mise en demeure en justifiant votre absence, ou contester la présomption de démission devant le conseil de prud’hommes, qui statue à bref délai. Un accompagnement juridique est vivement conseillé.
Quelle alternative à l’abandon de poste ?
La rupture conventionnelle est la voie la plus sûre pour quitter un CDI tout en gardant ses droits au chômage. Selon votre situation, une démission légitime ou un licenciement peuvent aussi être envisagés.
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Informations à jour au 15 juin 2026, données à titre indicatif et sous réserve d’évolution de la réglementation. Le calcul officiel de vos droits relève de France Travail (francetravail.fr).
Par le Dr Emeric Lebreton, docteur en psychologie, écrivain et PDG du groupe ORIENTACTION
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