Depuis 2022, l’abandon de poste n’ouvre plus le chômage : il est présumé démission. La rupture conventionnelle reste la seule voie pour quitter un CDI d’un commun accord tout en conservant ses droits. Le choix est vite vu.
Bon à savoir : plusieurs règles autour de la rupture conventionnelle évoluent en 2026 (coût employeur, durée de chômage), mais la présomption de démission en cas d’abandon de poste, elle, reste inchangée depuis sa validation par le Conseil d’État fin 2024 — comme détaillé ci-dessous.
Abandon de poste : le piège de la présomption de démission
La règle a changé. Depuis la loi de décembre 2022 (article L.1237-1-1 du Code du travail), validée par le Conseil d’État fin 2024, l’abandon de poste fait l’objet d’une présomption de démission.
Concrètement : après une mise en demeure, vous disposez d’au moins 15 jours pour reprendre votre poste ou justifier votre absence. Sans réponse, vous êtes présumé démissionnaire.
Conséquence directe : zéro chômage
Un salarié présumé démissionnaire ne perçoit pas l’ARE. Pas d’indemnité, et une rupture qualifiée de démission sur son dossier.
La présomption est « simple » : vous pouvez la contester aux prud’hommes en invoquant un motif légitime (santé, harcèlement, manquement de l’employeur). Mais le risque financier est lourd, et l’issue incertaine.
La rupture conventionnelle, la voie sûre
Face à cela, la rupture conventionnelle coche toutes les cases : accord mutuel, indemnité spécifique, droit au chômage préservé.
Là où l’abandon de poste vous expose, la rupture conventionnelle vous protège. Il n’y a pas photo.
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Tenté de tout plaquer ? Faites une pause
Un abandon de poste est souvent un cri de détresse : mal-être, conflit, épuisement. La pire réponse serait de vous priver de vos droits.
Le bon réflexe : nommer le vrai problème, en parler, et chercher l’accord. C’est plus long, mais infiniment plus protecteur.
Questions fréquentes
L’abandon de poste ouvre-t-il droit au chômage ?
Non. Depuis 2022, il est présumé démission. Le salarié présumé démissionnaire ne perçoit pas l’allocation chômage, sauf à renverser cette présomption devant les prud’hommes.
Vaut-il mieux une rupture conventionnelle qu’un abandon de poste ?
Oui, sans hésiter. La rupture conventionnelle préserve l’indemnité et le droit au chômage, là où l’abandon de poste vous en prive.
Peut-on contester une présomption de démission ?
Oui, devant le conseil de prud’hommes, en invoquant un motif légitime (santé, harcèlement, manquement de l’employeur). Mais l’issue n’est pas garantie.
Quel délai après la mise en demeure ?
Au moins 15 jours calendaires pour reprendre le poste ou justifier l’absence. Passé ce délai sans réponse, la présomption s’applique.
Que faire si je n’en peux plus de mon travail ?
Privilégiez la rupture conventionnelle ou, selon votre projet, la démission pour reconversion. Évitez l’abandon de poste, trop risqué.
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Informations générales à jour pour 2026, fournies à titre indicatif. Elles ne constituent pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Pour une estimation adaptée à votre situation, utilisez le simulateur ORIENTACTION ou échangez avec un conseiller.
Par le Dr Emeric Lebreton, docteur en psychologie, écrivain et PDG du groupe ORIENTACTION
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