Une offre d’emploi contient quatre familles de termes utiles : les intitulés de poste, les outils nommés, les certifications exigées et les verbes d’action.
Ce sont ceux qui ont servi à paramétrer le tri. Les repérer prend dix minutes et change plus de choses qu’une refonte graphique du CV.
Premier passage : les intitulés
Relevez le titre du poste, mais aussi les autres titres cités dans le texte, notamment ceux des personnes avec qui vous travaillerez. Ils indiquent le vocabulaire de l’entreprise et son organisation. Si votre expérience correspond à l’un d’eux sous un autre nom, c’est le nom de l’offre qu’il faut faire apparaître, avec le vôtre entre parenthèses.
Deuxième passage : les outils
Logiciels, plateformes, méthodes, normes, langages : tout ce qui porte un nom propre. Ces termes sont les plus facilement filtrés parce qu’ils ne souffrent pas d’ambiguïté. Vérifiez lesquels vous avez réellement pratiqués, et à quel niveau. Un outil utilisé deux mois se mentionne autrement qu’un outil maîtrisé depuis cinq ans, mais il se mentionne.
Troisième passage : les exigences formelles
Diplôme, niveau de qualification, certification, habilitation, permis, langue avec un niveau annoncé. Ces éléments servent souvent de filtres binaires : vous les avez ou vous ne les avez pas. S’ils vous manquent, il est plus utile de le savoir avant de postuler que de découvrir le refus trois semaines plus tard.
Distinguez ce qui est présenté comme requis de ce qui est présenté comme apprécié. La seconde catégorie n’est presque jamais filtrante et n’a pas à vous décourager.
Quatrième passage : les verbes
Piloter, coordonner, déployer, arbitrer, animer, contrôler : les verbes d’une offre décrivent le niveau de responsabilité attendu. Une offre qui multiplie les verbes de coordination cherche un profil différent d’une offre qui multiplie les verbes d’exécution, même à intitulé identique.
C’est aussi l’endroit où se lit ce que le texte ne dit pas. Une offre qui insiste sur l’autonomie et la gestion des priorités décrit souvent un poste peu encadré ou une équipe en sous-effectif. L’information est utile pour l’entretien.
Pour situer votre métier face à l’IA avant de postuler, voir l’analyse WorkmetriQ →
Ce qu’on fait du relevé
Constituez deux colonnes. À gauche, les termes de l’offre que vous pouvez justifier par une expérience réelle : ce sont ceux à faire figurer explicitement. À droite, ceux que vous ne pouvez pas justifier : ils ne vont pas dans le CV, mais ils indiquent ce qu’il faudra aborder en entretien, et parfois ce qu’il vous manque pour ce type de poste.
Cette deuxième colonne est la plus instructive. Répétée sur dix offres du même type, elle dessine un écart de compétences précis, qui se comble par une formation ciblée bien plus efficacement que par une reformulation de CV.
Avant de viser un poste, savoir comment il évolue face à l’IA : consulter WorkmetriQ →
FAQ
Faut-il reprendre les termes mot pour mot ?
Oui lorsqu’ils désignent exactement ce que vous avez fait. Le logiciel de tri ne reconnaît pas les synonymes avec la même fiabilité qu’un lecteur humain.
Que faire si l’offre est très vague ?
Une offre sans termes précis indique souvent un besoin mal défini. Cherchez le vocabulaire sur la page carrière de l’entreprise ou sur d’autres offres du même employeur.
Par le Dr Emeric Lebreton, docteur en psychologie, écrivain et PDG du groupe ORIENTACTION
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