Le principal obstacle d’une VAE menée en emploi n’est ni l’argent ni la difficulté du dossier : c’est le temps. Plusieurs dizaines d’heures à trouver quelque part, sur plusieurs mois, alors que les journées sont déjà pleines. Voici les leviers disponibles, du plus formel au plus artisanal.
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Le congé dédié à la VAE
Un dispositif existe précisément pour cela : il permet à un salarié de s’absenter pour préparer sa validation des acquis et se présenter devant le jury, sous conditions et selon des modalités encadrées. Nos repères sur le congé pour VAE détaillent son fonctionnement. C’est la solution la plus protectrice, car elle ne consomme pas vos congés personnels.
Négocier un aménagement
En dehors du cadre formel, beaucoup d’accords se nouent de gré à gré : une demi-journée récupérée, un télétravail supplémentaire, une souplesse horaire ponctuelle. Ces arrangements passent d’autant mieux que la démarche présente un intérêt pour l’employeur — un salarié diplômé, c’est une compétence reconnue dans l’équipe et parfois une exigence réglementaire satisfaite.
S’organiser malgré tout
Quand aucun aménagement n’est possible, la régularité devient la seule arme efficace. Deux heures fixes chaque semaine, inscrites à l’agenda comme un rendez-vous, produisent bien plus qu’un week-end intensif suivi d’un mois d’arrêt. Découper le dossier en blocs de compétences permet en outre de travailler par sessions courtes sans perdre le fil.
Le piège du « je m’y mettrai plus tard »
L’abandon en cours de route reste la première cause d’échec en VAE, et il commence presque toujours par un report. Fixer une échéance externe — une session de jury visée, des rendez-vous d’accompagnement programmés — transforme une bonne intention en calendrier réel. C’est souvent ce qui distingue les dossiers déposés de ceux restés en chantier.
Impliquer son entourage
Un point rarement évoqué mais très concret : plusieurs mois pendant lesquels des soirées et des week-ends sont partiellement consacrés au dossier, cela se ressent dans la vie familiale. En parler en amont, expliquer la durée prévue et l’objectif poursuivi, évite les tensions et permet souvent d’obtenir des aménagements domestiques bienvenus.
Les candidats qui vont au bout témoignent presque toujours d’un soutien de leur entourage. Ce n’est pas anecdotique : c’est un facteur de réussite au même titre que la méthode.
Utiliser les temps morts
Tout le travail d’une VAE ne demande pas des plages de deux heures au calme. Rassembler des justificatifs, relire un paragraphe, noter une situation qui revient en mémoire, préparer des questions pour son accompagnateur : ces tâches se glissent dans des interstices — trajets, pauses, moments d’attente. Découper ainsi le travail entre tâches longues et tâches courtes permet d’avancer même les semaines chargées.
Il est enfin utile de rappeler que le temps consacré à une VAE n’est pas du temps perdu pour l’employeur : le travail d’analyse conduit souvent le salarié à formaliser des procédures, à clarifier son rôle et à repérer des améliorations dans son organisation. Plusieurs entreprises constatent ces retombées indirectes bien avant l’obtention du diplôme.
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FAQ
Existe-t-il un congé pour faire une VAE ?
Oui : un dispositif permet au salarié de s’absenter pour préparer sa validation et se présenter au jury, sous conditions et selon des modalités encadrées.
Combien de temps faut-il y consacrer ?
Plusieurs dizaines d’heures réparties sur plusieurs mois ; la régularité — quelques heures chaque semaine — donne de bien meilleurs résultats que des sessions intensives espacées.
Par le Dr Emeric Lebreton, docteur en psychologie, écrivain et PDG du groupe ORIENTACTION
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