Accompagner au quotidien des personnes en situation de handicap, des personnes âgées ou des enfants en difficulté : c’est un métier exigeant, exercé par de nombreux professionnels sans le diplôme correspondant.
La VAE permet d’obtenir le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social en faisant reconnaître cette pratique.
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Dans un secteur qui manque cruellement de professionnels qualifiés, cette démarche présente un double intérêt : reconnaissance individuelle et sécurisation de l’emploi, dans des structures qui valorisent fortement le diplôme.
Ce qu’atteste le DEAES
Le diplôme reconnaît la capacité à accompagner une personne dans les actes essentiels de la vie quotidienne, à contribuer à son autonomie et à sa participation sociale, à travailler en équipe pluriprofessionnelle et à participer à l’élaboration du projet personnalisé. Il couvre des contextes variés : domicile, établissement, structure éducative ou d’accueil.
Ce diplôme a succédé à d’anciennes certifications du secteur, ce qui explique que de nombreux professionnels expérimentés exercent aujourd’hui ces fonctions avec un titre ancien, un titre partiel, ou aucun titre. La VAE répond directement à cette situation.
Quelle expérience est prise en compte
Toute activité d’accompagnement de personnes en situation de dépendance ou de vulnérabilité entre dans le champ : aide à domicile, agent en établissement, accompagnement en structure de handicap, auxiliaire de vie, accompagnement en milieu scolaire ou éducatif. Les activités bénévoles régulières auprès de ces publics peuvent également être prises en compte.
« Compétence, écoute et pertinence dans l’accompagnement, c’est ce que m’a offert Frédéric Saène pendant mon bilan de compétences. Il nous oriente vers les choix les plus adaptés à notre style de vie, nos valeurs et nos aspirations. Je sors de ce bilan sereine sur ma vie pro et perso future. »
— Avis client Google — ORIENTACTION Le Mans
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Ce que le jury attend
La difficulté n’est pas technique, elle est réflexive. Le jury cherche à vérifier que l’accompagnement n’est pas une simple exécution de gestes, mais une pratique pensée : adaptation à la personne, respect de son autonomie et de ses choix, observation et transmission, positionnement éthique dans les situations délicates. C’est ce passage de la description à la démonstration qui distingue un dossier validé d’un dossier partiel.
Choisir ses situations
Les situations les plus démonstratives sont celles qui ont demandé un ajustement : une personne qui refuse un soin, une famille en désaccord avec l’équipe, une évolution de l’autonomie qui impose de revoir l’accompagnement, une situation de fin de vie. Ces moments révèlent la posture professionnelle bien mieux qu’une journée ordinaire.
Une passerelle vers d’autres diplômes
Le DEAES constitue souvent une première marche. Beaucoup de professionnels poursuivent ensuite vers d’autres certifications du secteur, comme le diplôme d’aide-soignant ou des diplômes éducatifs. Obtenir un premier diplôme d’État débloque aussi l’accès à des formations et à des concours jusque-là fermés.
Se faire accompagner
Beaucoup de candidats au DEAES n’ont pas écrit de dossier depuis longtemps, et l’exercice intimide. Un accompagnement aide à surmonter ce frein, à structurer le propos et à valoriser une pratique souvent riche mais peu formalisée. C’est un des publics pour lesquels le soutien méthodologique fait le plus de différence.
Surmonter le rapport à l’écrit
C’est le frein le plus fréquent chez les candidats au DEAES, et il mérite d’être nommé sans détour : beaucoup n’ont pas rédigé de texte long depuis l’école et redoutent l’exercice au point de renoncer. Or le jury n’évalue ni l’orthographe ni le style, mais la pertinence professionnelle du propos. Une phrase simple et précise vaut mieux qu’une tournure ambitieuse et confuse.
Les accompagnements adaptés à ce public travaillent d’ailleurs beaucoup à l’oral avant de passer à l’écrit : on raconte la situation, on la questionne, puis on la met par écrit. Ce détour lève l’essentiel du blocage.
Un diplôme qui sécurise l’emploi
Dans un secteur où les employeurs sont soumis à des exigences de qualification de leurs équipes, détenir le DEAES change concrètement la position d’un professionnel : accès à des postes stables, meilleure reconnaissance conventionnelle, et protection accrue en cas de réorganisation. C’est souvent ce bénéfice pratique, plus que la reconnaissance symbolique, qui motive la démarche.
Se faire accompagner
Pour ce diplôme plus que pour d’autres, l’accompagnement joue un rôle décisif : il lève le blocage face à l’écrit, aide à repérer dans une pratique quotidienne les situations qui démontrent réellement une compétence, et maintient un rythme que la fatigue d’un métier physique rend difficile à tenir seul. Beaucoup de candidats qui pensaient ne jamais y arriver obtiennent leur diplôme dans ces conditions.
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FAQ
Qui peut faire une VAE AES ?
Toute personne justifiant d’une activité d’accompagnement de personnes en situation de dépendance ou de vulnérabilité : aide à domicile, agent en établissement, auxiliaire de vie, accompagnement éducatif ou scolaire.
Le bénévolat compte-t-il ?
Oui : des activités bénévoles régulières auprès de ces publics peuvent être prises en compte, au même titre qu’une activité salariée.
Qu’attend le jury pour le DEAES ?
La démonstration d’une pratique pensée : adaptation à la personne, respect de son autonomie, observation, transmission et positionnement éthique dans les situations délicates.
Par le Dr Emeric Lebreton, docteur en psychologie, écrivain et PDG du groupe ORIENTACTION
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