À compter du 1er janvier 2026, le cadre légal de l’indemnisation des stages en entreprise évolue automatiquement.
Cette évolution ne résulte pas d’une réforme spécifique du statut des stagiaires, mais de l’augmentation du Plafond Annuel de la Sécurité sociale (PASS), paramètre central du droit social.
Une hausse qui entraîne une revalorisation mécanique du montant minimal de la gratification des stages et impose aux entreprises une actualisation de leurs pratiques dès l’entrée en vigueur de l’année 2026.
La hausse du plafond de la Sécurité sociale à l’origine de la revalorisation
Le montant minimal de la gratification des stages est indexé sur un pourcentage du plafond horaire de la Sécurité sociale. À compter du 1er janvier 2026, ce plafond horaire est revalorisé, passant de 29 euros à 30 euros, soit une augmentation de 2 %. Cette évolution a un impact direct sur le montant de la gratification minimale légale.
Jusqu’à la fin de l’année 2025, la gratification minimale était fixée à 4,35 euros par heure de présence effective. À partir du 1er janvier 2026, elle s’élève à 4,50 euros par heure, soit une augmentation de 15 centimes. Rapportée à un stage à temps plein, sur la base de 35 heures par semaine, cette revalorisation porte la gratification mensuelle minimale à 682,52 euros, contre 659,76 euros auparavant.
Une évolution chiffrée qui, sans être marginale, traduit l’ajustement automatique du droit du travail aux paramètres sociaux.
Le cadre légal de l’indemnisation des stages à respecter
Cette revalorisation s’inscrit dans un cadre juridique stable sur le fond. La gratification demeure obligatoire dès lors que la durée du stage dépasse deux mois au sein d’un même organisme d’accueil. Ce seuil correspond à 44 jours de présence effective ou à 308 heures de présence, continues ou non.
Lorsque ce seuil est franchi, la gratification est due dès le premier jour du stage, et non à compter du troisième mois. Ce point constitue un élément de vigilance important pour les employeurs, car une mauvaise interprétation de la règle peut entraîner un risque de non-conformité.
Il convient également de rappeler que le montant légal de la gratification constitue un minimum. Des dispositions plus favorables peuvent être prévues par des conventions collectives, des accords de branche ou des usages d’entreprise. Dans ce cas, ces dispositions doivent être appliquées prioritairement par l’organisme d’accueil.
Les enjeux pour les entreprises et les parcours professionnels
La revalorisation de la gratification des stages répond à plusieurs enjeux. Elle participe d’abord à une meilleure reconnaissance de la contribution réelle des stagiaires au fonctionnement des organisations.
Elle impose également aux entreprises d’anticiper les ajustements nécessaires, tant sur le plan budgétaire que sur celui des conventions de stage établies pour l’année 2026.
Au-delà de la stricte conformité réglementaire, cette évolution invite à s’interroger sur la place des stages dans les parcours d’orientation, d’insertion et d’évolution professionnelle. Le stage constitue souvent une étape déterminante pour découvrir un métier, confronter un projet à la réalité du terrain et sécuriser des choix d’orientation.
Conclusion
La revalorisation automatique de la gratification des stages au 1er janvier 2026 illustre l’impact concret des évolutions des paramètres sociaux sur les pratiques des entreprises. Si cette hausse s’inscrit dans une logique technique, elle rappelle l’importance d’une gestion rigoureuse et anticipée des obligations sociales liées à l’accueil de stagiaires.
Plus largement, la question des stages renvoie à celle de la découverte des métiers et de la sécurisation des trajectoires professionnelles. Dans cette perspective, le bilan de compétences joue un rôle central.
Leader français du bilan de compétences, ORIENTACTION est aujourd’hui le seul organisme à proposer, dans ce cadre, un stage d’une semaine assorti d’une convention de stage.
Cette spécificité permet aux bénéficiaires de découvrir concrètement un métier, de tester métier en conditions réelles et d’ancrer leur réflexion dans l’expérience, contribuant ainsi à des choix d’orientation plus éclairés et plus durables.
Auteur : Dr Emeric Lebreton, docteur en psychologie, écrivain et PDG du groupe ORIENTACTION (13/01/2026)
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